FRAC Grand Large

Hauts-de-France

DOROTHY HUNTER, « Pour seulement ne pas savoir »

07.04.2026

L'École supérieur d'art de Dunkerque

Dorothy Hunter, artiste irlandaise en résidence MAGNETIC à l’École Supérieure d’Art de Dunkerque, présente le fruit de ces deux mois de travail de création sur Dunkerque.

« Pour seulement ne pas savoir »

Sur fond de dunes sous-marines imaginées par les étudiant·es, cette série d’œuvres en cours de réalisation s’inspire de zones côtières liminales, lieux politiques marqués par le développement industriel et environnemental : elle explore la manière dont les gens pénètrent et traversent des lieux interdits, la façon dont la végétation facilite ou entrave ces efforts, ainsi que ces éléments fortuits que nous rencontrons et que, heureusement, nous ne parvenons pas à identifier.

Au cours de cette résidence, j’ai été attirée par ces espaces liminaires qui abritent mais excluent aussi : les routes entre les usines ; les dunes protégées où attendent ceux qui espèrent traverser la mer (ou leurs saboteurs) ; et la zone de la Digue du Braek, un terrain industriel gagné sur la mer. Ces lieux renferment des craintes et des priorités contradictoires liées à la terre. À Dunkerque, il est impossible de concevoir le monde naturel comme distinct de l’humain ; tout se mélange, tantôt paisiblement, tantôt dans un conflit silencieux. 
Je me suis interrogée sur la manière dont nous connaissons ces espaces intermédiaires, ou sur la façon dont nous pourrions les imaginer. Travailler à l’encre m’a amenée à explorer des zones de clématites dans les dunes la nuit, et à récolter les fruits de plantes utilisées pour la remise en état des terres afin d’en extraire des pigments ; ces deux plantes suscitent des associations à la fois positives et négatives chez les humains et les autres espèces. À partir de ces images, de ces sons et de ces écrits, j’espère constituer une collection qui cartographie certains de ces espaces.

Dorothy Hunter

« To only not know »

Against a backdrop created with students considering the underwater dunes, this collection of work in progress is a response to areas of the coast that are liminal and political sites of industrial and environmental growth: how people move in and through forbidden places, how the plantlife helps or hinders these efforts, and the incidental things we come across and thankfully cannot place.

During the residency I’ve been drawn to the liminal spaces that house but also exclude: the roads between factories; the protected dunes where people hoping to cross the sea (or their saboteurs) wait; and the Digue du Braek area, industrial land reclaimed from the sea. These sites hold contrasting fears and priorities of land. There is no way to think of the natural world as separate to the human in Dunkerque; everything mixes, sometimes peacefully, sometimes in quiet conflict.
I’ve been considering how we know what we know of these in-between spaces, or how we might imagine them. Working with ink lead me to explore areas of clematis in dunes at night, and harvesting the fruit of plants used for land reclamation for pigment; both plants hold positive and negative associations with humans and other species. With this footage, imagery, sound and writing as a jumping point, I hope to form a collection that maps some of these spaces.

Dorothy Hunter

En partenariat avec l’École Supérieure d’Art de Dunkerque et Fluxus Art Project.

Date(s)

07.04.2026 — 07.04.2026

Lieu

L'École supérieur d'art de Dunkerque

Horaires

17h30-19h

Types

Exposition, Rencontre

Public

Tout public

Tarif(s)

Entrée libre et gratuite